Sud Pérou : un concentré de beauté

Le lac Titicaca perché à 3812 mètres d’altitude nous tendait les bras depuis quelques jours côté Bolivien, mais c’est en embarquant à Puño que nous allons faire plus ample connaissance avec ses habitants. Première escale aux îles Uros, insolites, car ce sont des îles flottantes artificielles, entièrement composées en totora, une sorte de roseau.  Historiquement, ces îles ont été construites au 13ème siècles par la tribu des Uros qui voulaient échapper aux Incas. Ce peuple a disparu et aujourd’hui ce sont des Amayras qui y vivent. Mais la méthode de construction se perpétue. Les hommes coupent le totora, l’entassent pour former l’île puis amarrent ce radeau géant avec des pieux d’eucalyptus et des cordes. Ensuite les huttes sont construites sur l’île avec ce même matériel qui pousse ici en abondance. Pour la cuisine, un petit foyer en terre cuite permet de contenir le feu et d’éviter les incendies… Sur chaque île vivrait une famille. Les hommes sont des pêcheurs, les femmes vivent beaucoup de leur artisanat. Il ne faut pas se leurrer, ces îles doivent leur survie aux touristes. Nous sommes sollicités, lors de la visite, pour acheter au prix fort des tissus brodés, des répliques de pirogues en roseaux et autres souvenirs. A priori, certaines familles ont une maison sur la terre ferme et viennent ici pour le business. Cependant il semble que d’autres y vivent à plein temps car il y a des écoles sur les îlots principaux. Mais étant donné que nous avons été élevés aux Cités d’Or et que nous perpétuons la tradition avec nos filles, on se devait d’aller voir ça.

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Nous allons poursuivre notre découverte des îles vers Amantani, la ronde, et Taquile, l’effilée. Ces deux îles, les plus belles du lac Titicaca avec l’île du Soleil, n’ont pas que leur forme pour différences.
Le bateau nous conduit d’abord sur l’île Amantani où nous sommes accueillis dans une famille. Amantani est presque entièrement sculptée de terrasses, encore largement cultivées aujourd’hui.  Nous profitons de l’après midi pour monter jusqu’aux sommets du Cerro Coanos ( 4115 m) appelé ici Pachamama ( Terre mère en Quechua) et du cerro Llacastete (4130 m), ou Pachatata (« La Terre de père »), le point culminant de l’île, d’où le spectacle est tout aussi beau. Les deux sommets sont sacrés. Nous constatons que les habitants cultivent beaucoup sur les terrasses datant des incas. Elles sont principalement travaillées à la main et plantées de blé, de quinoa, de pommes de terre et d’autres légumes. Bien sûr les femmes ne manquent pas de nous interpeller au bord du chemin pour que l’on achète leurs tricots, leurs broderies… Puis on dîne chez nos hôtes, en très bonne compagnie puisque depuis le matin nous avons fait la connaissance de Louis et Denise, un couple basque en vacances au Pérou. ( À bientôt en Bretagne les amis !!).

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La seconde journée est consacrée à la visite de l’ île Taquile où là encore l’agriculture est très présente. Mais la culture est très animée à Taquile, ce qui se reflète entre autres dans les costumes traditionnels, qui sont portés par tous.  Puis après une bonne truite grillée ( du lac bien sûr) nous retrouvons la berge à Puno.

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Après le lac, place au canyon de Colca. On a bien failli ne rien voir à cause du brouillard. Mais notre patience a fini par payer. ( Et puis patienter avec une autre famille de voyageurs, à échanger nos bons plans, pendant que les 5 enfants jouent…y’ a pire!!). Donc quand enfin le voile de nuage s’évapore nous en prenons plein la vue. Devant nous un canyon verdoyant, haut par endroit de plus de 3400 mètres! Et qui est-ce qui joue avec les thermiques? Les condors des Andes bien sûr. Vers 6h30 du matin le spectacle de ces géants des airs ( 360 cm d’envergure) ferait pâlir de jalousie le fauconnier du Puy du fou. Ces oiseaux nécrophages sont les plus grands rapaces du monde et peuvent vivre jusqu’à 50 ans… Puis nous quittons Sébastien, Stéphanie et leurs enfants pour rejoindre Cusco. En quittant le canyon nous croisons nos amis Denis et Marithé avec leur célèbre sprinter bleu « gendarme » . On se donne RDV à Cusco dans quelques jours.

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¡Bienvenidos a Bolivia! : Du Sud Lipez jusqu’au Salar de Uyuni

Après une nuit d’acclimatation à 3500m, c’est à 4300m que l’on expédie les formalités de frontière. Et maintenant à nous l’Altiplano bolivien! Pour le découvrir, nous allons emprunter la route des lagunas qui sillonne le secteur jusqu’au célèbre salar d’Uyuni. Nous entrons dans la Réserve Edouardo Avaroa et quelques centaines de mètres plus tard nous découvrons la laguna Blanca et la laguna Verde au pied des volcans Juriques et Licancabur (5960m).

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Off-road au nord-ouest de l’Argentine : notre plus belle piste 4×4.

Cap au nord-ouest de l’Argentine pour vous faire découvrir notre coup de cœur en terme de piste 4×4. Pendant 5 jours nous avons zigzagué entre salars, volcans, lagunes  et dunes de sable.

A peine dépassé le Paso San Francisco qui sépare le Chili de l’argentine, nous atteignons la petite ville de Fiambala. Nous ne faisons pas de halte aux thermes, pourtant réputées, car il nous tarde de partir sur une fameuse piste. Alors le temps de faire le plein du frigo, du réservoir d’eau et de gasoil et nous voilà partis vers le nord. Mais pas par la route, non. Nous allons quitter l’asphalte pour plusieurs jours.

La première étape nous permet de rejoindre le petit village de Las Papas. La piste suit un rio , le traverse plusieurs fois et parfois nous roulons littéralement dans le lit de la rivière sur quelques mètres. Nous progressons ainsi au fond d’un canyon pendant 30 km ( 3 heures!). Nous trouverons un petit arbre pour déjeuner à l’ombre et bien sûr les filles profiterons de la halte pour faire trempette. Puis en début d’après midi nous atteignons Las Papas. Ces quelques habitants nous accueillent  aimablement et nous nous installons pour la nuit au bout du village sous le saule. La dizaine d’enfants est ravie de rencontrer les filles et il s’en suit une grande partie de rigolade pour tous les mômes : playmobils, découpage, dessins et course poursuite avec un bébé vigogne les occupent jusqu’au soir. Au moment du dîner les enfants argentins nous annonce leur menu : soupe de vigogne, oups!

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Cinq raisons d’aller au Parc Nacional Nevado de Tres Cruces

Ce parc se situe au Chili et est séparé de l’Argentine par le Paso San Francisco. Le parc doit son nom à l’imposant massif volcanique du Nevado Tres Cruces, dont la haute triple silhouette est visible de fort loin dans le site. Ses 59090 hectares abritent plusieurs lagunes de haute altitude, riches d’une faune variée. De nombreux voyageurs nous avaient encouragés à faire le détour. On a adoré. Pourquoi?

1/ Les paysages sont à couper le souffle. En nous éloignant de Copiapo, nous nous engageons sur une piste qui s’élève tranquillement entre de belles montagnes colorées aux sommets enneigés. Ici le peintre a dû utiliser toute sa palette. Les dégradés d’ocres se succèdent puis laissent place à des pans de montagnes presque rouge. Nous traversons seuls ces étendues sauvages où nous ne croisons que quelques chevaux et, par-ci par-là, une bergerie. Les bivouacs sont on ne peut plus calmes, sous la voûte étoilée.

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La vallée de l’Elqui : pisco, étoiles et haute altitude.

Nous dépassons La Serena et nous nous engageons dans la vallée de l’Elqui. Cette vallée ensoleillée suit le cours du Rio Elqui. Nous restons quelques jours à Vicuna, sur le parking d’un hôtel 4 étoiles, Le Terral Hotel. René et Karen, les propriétaires, possèdent un camion aménagé et nous les avions rencontrés à Valdès. Ils accueillent régulièrement des voyageurs au long court.  Nous sommes accueillis comme des amis et nous profitons de la piscine de l’hôtel chaque après-midi. Nos amis d’Allemagne nous rejoignent et nous partons explorer la vallée. Ici les coteaux sont couverts de vigne. Le climat sec et chaud, semi-désertique donne des conditions idéales à la production de raisins très sucrés comme le Muscat et le Torontel. La production est tournée vers le Pisco, une eau de vie locale. Nous visitons deux distilleries artisanales. La première, Aba, se situe à quelques minutes de Vicuna.

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Ushuaïa : cocktail vitaminé

Après avoir déposé nos amis à l’aéroport d’El Calafate nous traversons l’argentine d’ouest en est jusqu’à Rio Gallagos, puis poursuivons vers le sud le long de la Ruta 3. Notre objectif : atteindre les ultimes kilomètres de cette route dans le parc Tierra del Fuego à Ushuaia. Pour rejoindre la Grande Ile de Terre de Feu en argentine, il y a une particularité : nous sommes obligés de passer par le Chili et le fameux détroit de Magellan. Pour la petite histoire, le navigateur éponyme fut le premier européen à découvrir et traverser ce détroit en 1520. Pour nous ce sera plutôt facile car un bac traverse le détroit, de Punta Delgada à Bahia Azul en 30 min à peine.

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Valle Chacabuco

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Valle Chacabuco

Lors de notre remontée vers le nord, nous dépassons Cochrane d’une vingtaine de kilomètres et bifurquons à l’est vers Valle Chacabuco. Nos roues quittent la Carretera Austral pour une autre piste qui n’a rien à lui envier. Ici encore, les paysages sont superbes : la route sinue dans une vallée bordée de montagnes aux sommets enneigés. Ça et là les guanacos paissent dans les champs et les tatous fuient à notre approche.

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